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Le Nansouty : une institution de père en fille - Bordeaux 7Bordeaux 7

Le Nansouty : une institution de père en fille

Par bordeaux7 le 23 mai 2016 à 06:53

 

« Mon père est arrivé à Bordeaux en 1963, il a longtemps été conducteur d’engins, puis il a tenu le restaurant La Pergola sur la Rue Lafontaine. J’ai commencé à travailler avec lui quand on s’est installé sur la place Nansouty en 1996. Il est devenu une figure du quartier », indique Rosa, qui gère désormais le café familial avec son mari Antonio, à l’accent espagnol bien prononcé. Une transmission de père en fille qui s’est faite « naturellement » même si la nouvelle gérante admet avoir un tempérament « très cash, à l’inverse de celui de mon père ».

Des plats espagnols

À la carte, Rosa ne propose pas de quiches ou de tartes typiques d’une brasserie traditionnelle, mais des plats inspirés des recettes espagnoles de sa mère : « On prépare des petits pois espagnols, avec des oignons, poivrons, carottes et chorizo espagnol. Tout le monde en raffole ! Je fais aussi le rôti de boeuf de ma mère, des frites maison, des tortillas et des vraies paëllas », avance la quadragénaire qui se ravitaille en produits frais tous les matins au marché des Capucins et va chercher son poisson chez la poissonnière du quartier. « Je ne fais pas de sandwiches car je ne veux pas faire de concurrence déloyale au boulanger. » Un geste de solidarité envers les commerces de proximité.

 « Dans le quartier Nansouty, on a de tout, c’est sûr, mais on manque tout de même de magasins, à l’inverse des agences immobilières et des banques qui sont vraiment nombreuses. », juge-t-elle cependant.

Des têtes connues

Côté décor, Le Nansouty se distingue notamment par les photos de personnalités locales et politiques accrochées au dessus du bar.
« Mon père voulait que je ne touche à rien sur la déco ; c’était écrit dans le bail », sourit doucement Rosa. « Vincent Feltesse, Jacques Respaud, Pierre Hurmic sont tous venus ici pour organiser des rencontres. Mais j’ai aussi des artistes, un peintre, un écrivain, des musiciens comme Romain Humeau du groupe Eiffel qui viennent. » Le reste du temps, le lieu est investi par les lycéens, les ouvriers et commerçants du coin, quelques Espagnols et « pas mal de mamans qui prennent leur café avant d’aller travailler le matin », avance Rosa. « Une fois par mois, un notaire vient aussi donner des conseils gratuits aux clients. »

De quoi constituer une clientèle variée et « tranquille », même si celle-ci ne parvient plus à gonfler le chiffre d’affaires du bar : « Il y a dix ans, on travaillait pour gagner de l’argent, aujourd’hui, on travaille surtout pour payer nos dettes », avance Rosa, qui ne voit pas l’avenir sous de très bons auspices, surtout à l’aube du réaménagement de la place Nansouty dont elle redoute la longue période de travaux. Mais pas question de revendre son commerce pour autant. Elle veut au contraire en préserver l’« âme » et ne veut pas le voir « transformé en lieu de jet-set ! » En attendant, Rosa sera prête pour célébrer les fêtes de Nansouty, à partir de ce jeudi. Ambiance garantie.• EM

 

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